Manuel à ceux QUI ONT DES IDEES GENIALES et ne les réalisent jamais.
Edition Eyrolles
Jacques HILLION.
Il s'agit d'un livre à l'usage des "procrastinateurs".
Cet ouvrage de référence a été écrit par un fasciathérapeute . Je viens de le relire. C'est un devoir que de vous le proposer. Vous trouverez page 51 un article de fond au sujet de la proprioception.
Je vous répète souvent que le savoir ETRE optimise le savoir Faire.
Concrètement , il s'agit de pratiquer nos étirements ( activation corporelle) en état modifié de conscience pour intégrer le plus totalement les effets cognitifs de nos sensations.
Beaucoup de "gensses" me disent de simplifier mes propos: l'intelligence corporelle est une habileté cérébrale!!!!
Je salue tout particulièrement mes lecteurs des pays lointains.
Cette info est dédiée à Vincent qui démontre par son travail et son engagement la réalité objective de notre travail.
Kénav'hot
A la fin du 19eme siècle, Sherrington met en évidence des petits capteurs, situés dans les muscles, les tendons et les articulations, qui nous permettent de connaître notre position et nos mouvements, même les yeux fermés. Il pressent d’emblée la portée de cette forme de perception, puisqu’il la nomme PROPRIOCEPTION ( perception de soi) et la qualifie
« d’ancrage organique de notre identité ».
Avant lui , dès la fin du 18eme siècle, le philosophe Maine de Biran s’opposait à Descartes en argumentant qu’il se sentait exister en se sentant bouger. Pour lui, le sentiment, d’exister est puisé dans l’acte volontaire , quand le vouloir se concrétise dans une action : ce plus je pense donc je suis, mais : je veux et je ressens ce que je veux, je fais et je ressens ce que je fais.
Ce sentiment d’exister est une telle évidence jamais on ne s’en émerveille. Et pourtant….
Aujourd’hui la conscience de soi est devenue un enjeu majeur de la recherche scientifique. De nombreux chercheurs mettent en avant l’ancrage corporel de la conscience de soi ( qui est à la foi conscience d’être et conscience d’être ce que l’on est).
Le Pr Roll, du CNRS de Marseille, parle d’un sentiment d’incarnation , qui selon lui provient de la proprioception musculaire, des petits capteurs situés dans les muscles découverts par Sherrington.
Pour A.Damasio , neurophysiologiste, « la conscience de soi » - la notion même de soi – prend également racine dans le corps ; elle relève notamment de la biologie ( et plus particulièrement des viscères et de la chimie du sang), de ce sens du corps de la posture et du mouvement qu’est la proprioception, et du toucher.
Les 3 niveaux de perception:
- le toucher
- la proprioception
- la sensibilité profonde
nous permettent de savoir que nous avons un corps délimité par un contour. Un corps qui se tient dans telle position et qui fait tel mouvement. C'est la permanence de notre relation à nos perceptions qui nous permet de savoir que c'est nous ( moi et pas un autre) qui éprouvons cela.
C'est le toucher qui nous permet d'appréhender la dureté, la chaleur et la texture d'un objet, c'est en revanche la proprioception qui nous en donne la forme et l'épaisseur. En fonction de la façon dont mes doigts sont pliés, je sais si l'objet que je tiens dans ma main est plus ou moins volumineux.
Il est difficle de mesurer l'importance réelle de la proprioception. Comme le souligne Eve Berger: " En général, en dehors d'une pathologie grave, on sait qu'on est soi, sans avoir besoin de le dire. La certitude d'ëtre soi, tout comme la certitude que ce corps est biel le nôtre, est une évidence si familière qu'on ne s'en préoccupe jamais".
En dehors de la pathologie , il est évident que ce corps "est"!!!
L'activité physique et sportive permet de développer ce sens : la PROPRIO!!!
Au sein de notre corps niche une infinie diversité de capteurs neuro-Sensoriels. Ainsi avant même la naissance, c'est par ses perceptions que le foetus entre en relation avec son environnement et s'en différencie. Mais plus que cela, l'identité le fait même d'être soi, est d'abord éprouvé par le corps.
Cette conscience de soi repose en grande partie sur une capacité neuro-sensorielle l' intégration des processus proprioceptifs.









